Nos motivations

Des pères de famille franciliens ont marché ensemble pendant plusieurs années sur les chemins du sanctuaire de Cotignac (Haut Var) et ont souhaité prolonger cette expérience en essaimant plusieurs groupes en particulier à  Vézelay (Morvan) comme destination de leur marche le week-end du 1er dimanche de juillet. 

Les groupes marchent - pendant le même week-end - simultanément et en communion de prière avec de nombreux autres groupes de pères de famille existant dans d'autres régions et notamment ceux de Cotignac, du Puy-en-Velay, de Montligeon, d’Agen. 

En lien avec les organisateurs du pèlerinage à Vézelay , d'autres pèlerinages de pères de famille ont vu le jour  : l'Abbaye du Bec-Hellouin , le Mont Saint Michel, et même l'Italie !

L'esprit de notre groupe se caractérise par 4 points essentiels : 

  • L’absence de jugement sur les convictions spirituelles et religieuses de chacun,  
  • L’accueil de tous, quels que soient les âges, milieux sociaux, situations professionnelles ou personnelles qui apportent leurs différences et font la richesse du groupe, 
  • La liberté et l’absence de formalisme, 
  • Un authentique questionnement sur la place de Dieu dans notre vie d'homme. 

Partis à 5/6 en 1999, nous étions en 2015 plus de 1.500 à marcher avec une trentaine de chapitres provenant de toute la France et d’ailleurs : Achères-Orgeval-Morainvilliers, Auxerre, Bailly-Noisy, Bruxelles, Chatou, Colombes, Courbevoie, Croissy-sur-Seine, Dijon, Le Vésinet, Meudon, Nancy-Belfort, Paris, Rambouillet, Saint-Cyr-l'Ecole, Saint-Germain-en-Laye, Saint- Nom-Chavenay, Asnières, Tours, Troyes, Versailles, Vexin-Val de Seine, Villepreux- Les Clayes sous Bois, Yonne…

 

 

 

L’histoire de ce lieu commence vers 858 ou 859 avec la fondation d’un monastère par Girard de Roussillon (?-877), à l’emplacement de Saint-Père (situé au bas de la colline).  

En 863 l’abbaye est directement placée sous l’autorité du Saint-Siège, échappant à l’autorité de l’évêque d’Autun. De cette décision découlera de nombreux tiraillements entre les abbés de Vézelay et les comtes de Nevers, jusqu’à la reconnaissance de l’autorité spirituelle de Cluny, en 1103. 

Entre temps, en 873, l’abbaye, dévastée par les Normands, est transférée sur la colline. En 882, le moine Badillon aurait apporté des reliques de Marie-Madeleine depuis Saint-Maximin, en Provence.    

En 1120, la nef primitive est ravagée par un incendie, nécessitant la construction de la nef actuelle, de la façade vers le chœur : elle est achevée en 1140, sous l’abbatiat de Ponce de Montboissier, qui fait ensuite élever le narthex (a), vers 1145.   

le jour de Pâques 1146, à la demande du pape Eugène III (1080-1153), Saint- Bernard de Clairvaux (1090-1153) prêche la seconde croisade sur le flanc nord-est de la colline, où est élevée la chapelle Sainte-Croix aujourd’hui appelée « la Cordelle ». 

Les dissensions entre les abbés de Vézelay et les comtes de Nevers, arrêtent les travaux pendant une quarantaine d’années. Ils ne reprennent que vers 1185 avec l’achèvement du cœur et du transept (b) gothique.   

Il faut attendre 1260 pour voir la construction de la tour Saint-Michel et du fronton de la façade. 

 

A partir de cette période cependant commence une lente décadence des pèlerinages et de l’abbaye, qui durera plus de cinq siècles, accentuée par différents événements : en 1537, sécularisation de l’abbaye, en 1569, pillage par les Huguenots, puis abandon et démolition partielle des lieux (1760 et 1790). 

 

Il faudra attendre 1840 et l’action de Viollet-le-Duc pour que l’édifice renaisse et puisse recevoir à partir de 1859 (achèvement des travaux) de nouveaux pèlerins autour des reliques de Marie-Madeleine. 

La collégiale est élevée au rang de basilique ( c ) en 1920 et devient patrimoine mondial de l’Unesco en 1979. 

 

Prenant la suite des franciscains installés à partir de 1953, la Fraternité Monastique de Jérusalem assure depuis 1993 l’animation spirituelle et liturgique du lieu.  

   

(a)Narthex : portique ou vestibule central à l’entrée d’églises médiévales où se tenaient catéchumènes et pénitents.  

(b)Transept : vaisseau transversal qui sépare le cœur de la nef et forme les bras de la croix dans un église. 

(c)Basilique : église dotée par le pape d’une rang particulier. 

C'est d'abord celui qui consent à sortir de sa maison pour se mettre en route, i.e. à sortir de ses habitudes, de son confort, de tout ce qui fait la douceur (ou l'apathie) de la vie quotidienne. Au point de départ il y a donc un certain renoncement et c'est déjà l'Évangile. C'est l'Évangile vécu pour soi avant d'aller l'annoncer aux autres. 

C'est aussi le dépouillement. Celui qui se met en route n'emporte aucun bagage inutile. Il faut laisser à la maison ses téléphone, ordinateur, radio... Le sac qui pèse trop lourd sur les épaules ralentit la marche. La route est une leçon d'humilité et de simplicité. C'est une leçon encore de vérité. On ne triche pas avec la route. Elle est devant le pèlerin avec toutes ses exigences : le soleil ou la pluie, le chaud et le froid; les montées abruptes et les descentes rapides; tout ce qui exige attention, courage, maîtrise de soi. La route est donc avant tout une rude école pour le pèlerin. C'est une ascèse. 

La route est encore une école de prière.  Le dépouillement purifie l'âme et la rend apte à recevoir. La vision de Dieu n'est perceptible que par un cœur pur. Vision de Dieu dans ses œuvres, dans les signes édifiés par les hommes, dans les cœurs des pauvres rencontrés. Le pèlerin chemine toujours vers un haut lieu. Haut lieu du souvenir, haut lieu de la prière. Il a conscience de mettre ses pas dans les pas de milliers d'hommes et de femmes qui l'ont précédé, en quête d'un même souffle régénérateur, d'une même foi, d'un même message. 

Ce message doit transformer intérieurement le pèlerin, mais on n'est jamais pèlerin tout seul ni pour soi seul. Chaque pèlerin est toujours l'Église en marche. Quel qu'il soit, où qu'il soit,  il  demeure un témoin.  Nous devons toucher du doigt l'importance et la nécessité du pèlerinage. Certes, le premier bénéficiaire est le pèlerin lui-même. École d'ascèse, école de vérité, école de prière, la route devient une école de foi. C'est la foi qui rentre par les sens éveillés, par les pieds et par le cœur. Le pèlerinage ne saurait être un voyage touristique. Il se prépare spirituellement, il exige effort et sacrifice. La foi pénètre lentement l'esprit au rythme lent des pas, par les formules maintes fois répétées, toujours les mêmes, mais toujours remplies de sens et plus intimes. On peut méditer à l'infini toutes ces formules brèves et chargées de la grâce de Dieu redites par des milliers et des milliers de lèvres, mais toujours neuves, parce qu'elles sont des mots d'amour. 

 

Prières à Saint Joseph 

 

Saint Joseph, tu as été donné pour père au Fils de Dieu, tu as reçu pour épouse virginale la Mère de Dieu, toi le protecteur de l’Église qui est la sainte famille des enfants de Dieu, nous nous adressons à toi avec confiance. Dans le silence, l’humilité et la foi, tu as prié, travaillé et aimé, ne cherchant rien que d’obéir saintement à la volonté de Dieu. Nous nous recommandons à ta prière et à ta paternelle vigilance : garde nos familles sous la protection du Père éternel. Veille sur nos vies afin qu’en toute chose, nous servions fidèlement le Seigneur Jésus et rendions grâce à Dieu par nos actes de charité et la disponibilité de notre cœur. Amen.  

 

Prière du Groupe St Joseph de Chatou, texte adapté d’une prière des Foyers de Charité : 

 

Ô Saint Joseph, protecteur de la Sainte Famille de Nazareth, si prompt à pourvoir à tous ses besoins, étends sur nos paroisses, les prêtres et les diacres, sur les personnes consacrées et les séminaristes, sur nos familles, nos épouses, nos enfants et nos parents, ta tendre sollicitude. Prends sous ta conduite toutes les affaires spirituelles et temporelles qui les concernent et fais que leur issue soit pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Amen. 

 

Je vous salue Joseph 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'Enfant divin de votre virginale épouse, est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de familles, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours et daignez nous secourir à l'heure de la mort. Amen. 

 

Saint Joseph, intercède pour nous (Saint-François-de-Sales) 

O toi que l'on n'a jamais invoqué en vain, aimable Saint Joseph, toi dont le crédit est si puissant auprès de Dieu que l'on a pu dire «au Ciel Saint Joseph commande plutôt qu'il ne supplie », tendre père, prie pour nous Jésus, prie pour nous Marie. Sois notre avocat auprès de ce Divin Fils dont tu as été ici-bas le père nourricier si attentif, si aimant, et le protecteur fidèle. Sois notre avocat auprès de Marie, dont tu as été l'époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoute à toutes tes gloires celle de gagner la cause difficile que nous te confions.Nous croyons, oui, nous croyons que tu peux exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée. Nous avons de plus la ferme confiance que tu ne négligeras rien en faveur des affligés qui t'implorent. Humblement prosternés à tes pieds, bon Saint Joseph, nous t'en conjurons, aie pitié de nos gémissements et de nos larmes. Couvre-nous du manteau de tes miséricordes et bénis-nous. Amen.